Après que la Côte d’Ivoire eut accédé à l’indépendance en 1960, l’option gouvernementale en faveur de la Culture a été, d’identifier et de promouvoir notre patrimoine culturel aussi bien dans sa richesse que dans sa diversité.

La réalisation de ce vaste programme d’inventaire du patrimoine culturel ivoirien a permis de recenser des milliers de biens culturels immatériels, de milliers d’antiquités et une très riche collection d’objets artistiques et culturels sur l’ensemble du territoire ivoirien.

Au-delà de cette réalisation, il en a résulté des acquis énormes :

  • Au niveau du cadre organique, ce sont, la loi nº87-806 du 28 juillet 1987, portant protection du patrimoine culturel, et celle n°96-564 du 25 juillet 1996, relative à la protection des œuvres de l’esprit et à leurs ayants droits, afin de garantir un cadre institutionnel et juridique à la réglementation, à l’organisation et au développement de la culture Ivoirienne.
  • Au niveau de la promotion du riche patrimoine ivoirien, la mise en valeur des éléments patrimoniaux « labélisés UNESCO », tels que la ville Historique de Grand-Bassam, le Djéguélé (pratique et expression culturelle des communautés senoufo de la Côte d’Ivoire) et le Zaouli, musique et danse populaires des communautés Gouro, a permis une visibilité plus accrue du développement du tourisme culturel et l’accroissement des recettes liées aux activités connexes.

Aujourd’hui, le rayonnement culturel de la Côte d’Ivoire au plan international a été possible grâce à son dynamisme dans l’expression artistique et culturel, à travers la multiplicité des festivals propres à chaque région, ainsi que la participation de la Côte d’Ivoire aux grands événements culturels internationaux.

Ce dynamisme culturel a permis aux organismes de notation de la politique culturelle de nos pays, de classer la Côte d’Ivoire parmi les pays les plus performants d’Afrique et des ACP.

Ainsi, au niveau du Cinéma, notre pays se classe en 5ème position, après le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Maroc et l’Egypte. Au niveau de la gestion des droits d’auteurs, le Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur, (BURIDA) en faillite en 2011, se classe, d’après la Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs
(CISAC), en 3ème position, après l’Afrique du Sud et l’Algérie en volume de droits perçus et distribués aux
artistes.

Le Secrétariat Exécutif des pays ACP, au cours de sa dernière conférence des Ministres de la Culture à
Bruxelles, en décembre 2017, a cité notre pays comme le 4ème pays des ACP, ayant une industrie culturelle et
créative dynamique, après le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Maroc. Notre pays a été vivement félicité à cette
occasion.

En tout état de cause, la Côte d’Ivoire demeure un gisement culturel et artistique d’importance majeure car d’un bout à l’autre de son territoire, il existe de multiples expressions culturelles, des milliers d’antiquités et une très grande collection d’objets d’arts mises à jour continuellement par nos archéologues et historiens.

Le Gouvernement ivoirien accorde une grande importance à la sauvegarde et à la transmission de son  patrimoine qui demeure non seulement utile au respect et au dialogue interculturel du pays, mais ajoute une valeur économique assez considérable pour son développement.
Pour preuve le domaine de la Culture contribue pour 3,8% au PIB de notre pays. La Culture est donc est secteur essentiel et important qui rythme la cadence de notre développement prodigieux.

 

Maurice Kouakou BANDAMAN

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